Mesures de prévention

L’analyse rétrospective de tous les cas confirmés déclarés a permis de mettre en évidence des facteurs favorisant l’apparition de la myopathie atypique chez un équidé.  Ces facteurs ont trait aux individus, à l’environnement ainsi qu’aux modes de gestion des équidés et des pâtures.

Ces facteurs ont été identifiés principalement à partir des cas belges et français  mais il est probable que des différences existent entre les divers pays touchés par la myopathie atypique.  La comparaison des séries cliniques de différents pays permettra certainement de mieux préciser les facteurs de risque de la maladie ; c’est pourquoi nous encourageons les propriétaires de chevaux et les vétérinaires confrontés à des cas de myopathie atypique à nous transmettre les informations relatives à ces cas en répondant aux questionnaires cliniques (à compléter par le vétérinaire) et épidémiologiques (à compléter par le propriétaire.

Equidés

Chevaux à risque

- Chevaux de moins de 3 ans (surtout les poulains de 18 mois) mais les chevaux plus âgés (en particulier les très vieux) peuvent également souffrir de myopathie atypique

- Les chevaux maigres ou d’embonpoint normal sont plus à risque que les obèses (toutefois attention aux excès tout aussi néfaste)

- Chevaux non vaccinés, non vermifugés

Prévention :

- Rentrer en priorité les jeunes chevaux à l’écurie lorsque des séries cliniques de myopathie atypique se déclarent

- Vacciner et vermifuger régulièrement les chevaux

- Nourrir les chevaux avec des concentrés pendant les saisons à risque (essentiellement, l’automne et le printemps)

- La répartition saisonnière de la myopathie atypique suggère que la maladie peut être prévenue par  la stabulation permanente pendant les périodes critiques (c.-à-d. à l’automne et au printemps) ou du moins, en réduisant le temps passé au pâturage (la mise à l’écurie temporaire en fonction des conditions météorologiques devraient être considérés, à l’automne et au printemps

- Rentrer les chevaux à l’écurie lorsque les conditions climatiques sont défavorables (pluie, vents violents, premiers jours de gel …) à l’automne, en hiver et au printemps

- Nourrir les chevaux avec des concentrés à l’automne et au printemps ou augmenter la ration s’ils en recevaient déjà

- Abreuver les chevaux avec de l’eau de distribution

- Mettre une pierre à lécher en permanence à disposition des chevaux

Pâtures

Prairies à risque

Il s’agit de caractéristiques qui ne sont pas exhaustives,

- Prairies où des chevaux sont morts précédemment

- Prairies contenant de l’herbe rase

- Prairies contenant des feuilles mortes amassées à l’automne

- Prairie humide, bordée ou contenant un cours d’eau

- Les risques de myopathie atypique sont augmentés lorsque, en automne, les chevaux reçoivent du foin déposé à même le sol dans un environnement humide et/ ou lorsque le foin donné est de mauvaise qualité (par exemple avec des traces de moisissures)

Prévention

- Offrir aux chevaux des prairies suffisamment fournies en herbe en automne

- Retirer les amas de feuilles en automne

- Empêcher l’accès aux zones humides lors des périodes à risque

- Supprimer toute plante potentiellement toxique ainsi que toute moisissure

- Proscrire le pâturage durant les saisons à risque des pâtures dans lesquelles des cas de myopathie atypique se sont déclarés ou dans lesquelles des cas de mortalité inexpliqués ont été rapportés

- Préférer le retrait manuel des fèces à l’épandage mécanique (voire laisser les crottins en place)